Faites-vous confiance à votre génie intérieur ?

Article rédigé par le Dr. Mikaël Reney20 juillet 2016 Catégories: Pensez mieux

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi votre corps vous envoie des signaux d’alarme (douleurs ou autres symptômes)? Avez-vous l’impression qu’il vous joue des tours ou qu’il « fait défaut »? En fait, sentez-vous que votre corps travaille parfois contre vous?

Vous êtes de plus en plus nombreux à prendre à cœur votre santé et votre bien-être, mais aussi nombreux à vous sentir démunis lorsqu’un problème fait surface. En tant que société, nous avons encore le réflexe facile de vouloir faire taire les signaux d’alarme, souvent au dépend de la guérison complète. Nous vous invitons aujourd’hui à réfléchir sur la perception que vous avez de votre corps et de ses capacités de guérison et à questionner vos croyances sans doute profondément ancrées.

Pour ce faire, une question simple : Croyez-vous que votre corps est intelligent?

Drôle de question, n’est-ce pas? Pourtant, votre réponse est importante puisqu’elle se reflète totalement dans la façon dont vous prenez soin de votre santé et de celle de votre famille.

Il y a 2 façons très différentes de percevoir le corps humain.
  1. Le corps humain peut se dérégler, se briser et faire défaut. Dans ce cas, les symptômes sont perçus comme une erreur, un dérèglement ou une anomalie qu’il faut corriger avec une intervention, comme si le corps ne savait pas vraiment ce qu’il fait. C’est la vision du corps comme une « machine » dépourvue d’intelligence et d’organisation.
  2. La deuxième façon de percevoir le corps humain, c’est de considérer qu’il est fondamentalement intelligent. Donc, dans cette vision, vous considérez que le corps ne fait jamais rien pour rien. S’il manifeste un symptôme ou une autre forme de réaction, c’est qu’il y a une raison. Votre corps sait ce qu’il fait et le fait dans un but bien précis, même s’il vous est parfois difficile d’en comprendre la raison.

Voici un exemple pour vous illustrer les deux différentes perceptions : la fièvre (élévation de la température interne du corps). Appliquons les deux perceptions possibles.

  1. En croyant que le corps peut faire défaut, vous considérez la fièvre comme quelque chose qui ne devrait pas être là et qu’il faut éliminer. Lorsque vous ou votre enfant commencez à faire de la fièvre, vous vous dépêchez de la faire baisser avec un médicament antipyrétique.
  2. À l’inverse, si vous croyez que le corps est intelligent, vous percevez la fièvre comme une réponse naturelle et importante du corps. Il réagit intelligemment à la présence d’une bactérie ou d’un virus en élevant la température interne pour mieux combattre une possible infection. Dans ce contexte, plutôt que de vouloir diminuer la fièvre à tout prix, vous choisissez de laisser le corps faire son travail. Vous interférez le moins possible avec le processus de guérison en cours pour que le corps ait un maximum de chances de vaincre l’infection.

Donc, vous voyez que votre perception de votre corps vous amène à faire des choix différents, autant dans vos habitudes de vie que lorsqu’un « problème » se déclare. L’exemple de la fièvre n’en est qu’un parmi tant d’autres. Comment réagissez-vous lorsque vous avez : maux de tête, vomissements, diarrhée, toux ou n’importe quelle forme de douleur?

Prenons une autre mise en situation. Vous tournez simplement la tête et un spasme musculaire survient. Un fameux « torticolis » vous prend avec de la douleur et de l’inflammation. Est-ce une réponse intelligente de votre corps ou non?

  1. En considérant que c’est un faux mouvement, une erreur bête de votre corps qui a fait spasmer vos muscles sans raison, vous risquez de vous rendre à la pharmacie à la recherche d’antidouleurs, d’anti-inflammatoires et de relaxants musculaires. Vous voulez réduire les symptômes rapidement et artificiellement, sans nécessairement chercher à comprendre ce que votre corps tente d’exprimer.
  2. À l’inverse, en faisait confiance à l’intelligence de votre corps, vous vous demandez d’abord pourquoi il cherche à limiter le mouvement des vertèbres de votre cou en contractant vos muscles. Vous réfléchissez aux causes possibles de cette réaction désagréable – mais intelligente – de votre corps. Vous comprenez aussi qu’il cherche probablement à protéger les structures autour. Donc au lieu de vouloir éliminer les symptômes, vous êtes plutôt à l’écoute des limites que votre corps vous impose afin de maximiser vos chances de récupération.

Encore une fois, vos croyances déterminent vos actions. Vous l’avez surement deviné, votre chiropraticien de famille choisit de percevoir le corps humain comme étant hautement intelligent. C’est pourquoi il ne cherche pas à supprimer les symptômes, mais vous aide plutôt à trouver les causes et surtout des solutions durables pour que vous puissiez atteindre vos objectifs de santé.

C’est un choix que de voir son corps comme un allié plutôt qu’un ennemi et de travailler avec lui plutôt que contre lui. C’est aussi un apprentissage que de lui faire confiance plutôt que de vivre dans l’insécurité et la peur qu’il vous abandonne.

Alors, selon vous, votre corps est-il intelligent?

 

 

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